Burn out : mon vécu

Chaque année depuis très longtemps, la fatigue revenait, plus profonde, plus persistante, plus proche de l'épuisement. Puis, une diverticulite m'a clouée au lit et j'ai réfléchi à ma vie, à mon métier devenu mission impossible à mes yeux. J'ai repris le travail et 3-4 mois plus tard suis arrivée à un nouvel arrêt maladie. Mon médecin m'a expliqué alors que si je ne changeais pas radicalement ma vison de mon travail, mon burn out reviendrait de plus en plus fort.

Ça a été le coup de pied dont j'ai eu besoin pour me lancer dans une réorientation professionnelle. La thérapie m'a permis de voir que mes fonctionnements me menaient à l'épuisement, notamment mon hyperexigence face à moi-même, et qu'il ne s'agissait pas uniquement de l'augmentation constante des exigences de la structure professionnelle dans laquelle je travaillais. Les deux se cumulaient. Sur l'aspect personnel, j'avais une influence, je pouvais choisir de fonctionner autrement.

A la fin de ma formation de réorientation professionnelle, je me sentais fatiguée dès le réveil, incapable d'avoir les idées claires et de mémoriser de ce que je devais apprendre, irrascible, triste, angoissée. Naïvement, ayant quitté mon emploi depuis un an, je me croyais à l'abri du burn out. J'ai accusé la périménopause.

Aujourd'hui,  j'ai compris que le burn out peut survenir dans d'autres domaines que le professionnel et que je surinvestis partout. Je vois ces symptômes comme mes signaux d'alarme qui me rappellent régulièrement qu'il est urgent de me respecter et de prendre soin de moi.

Recherche